Journaliste de formation et de profession, Marie Claude Mengue Ondo pour l’obtention de son Master recherche en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC), à l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC), a soutenu un mémoire sous la direction du Dr Richard Awono. Outre son directeur de mémoire, le jury était constitué du Pr Laurent Charles Boyomo Assala (président), du Pr Jean François Nguegan (examinateur) et du Dr Parfait Akana (rapporteur). Dans un entretien accordé à Camersic-infos, elle revient sur les contours de son travail.

Camersic-infos : Quel était l’objet de votre mémoire ?

Marie Claude Mengue: la communication des journalistes sur les médias sociaux : proposition de grille de lecture des pratiques professionnelles et sociales à travers les profils Facebook.

Camersic-infos : Qu’avez-vous analysé ?

Marie Claude Mengue: Les profils Facebook de 05 journalistes camerounais pour comprendre leurs habitudes de publication et ressortir des éléments permettant de déterminer si ces profils ont plus de contenus professionnels ou personnels.

Camersic-infos : Quels sont les principaux enseignements de votre mémoire ?

Marie Claude Mengue: La présence des journalistes sur Facebook participe de leur construction professionnel car ils utilisent ces pages pour faire la promotion de contenu professionnel. Ils créent une proximité avec les internautes et un contrat de confiance avec eux.

Camersic-infos : Quels sont les enseignements de votre travail qui vous ont surpris ?

Marie Claude Mengue: Le fait que via Facebook, les journalistes semblent très ouvert par rapport au métier qu’ils font, et à la corporation. Ils partagent des informations provenant de média concurrents, ils publient des informations et des articles qu’ils produisent personnellement, en d’autres termes, ils sont eux-mêmes des médias à part entière grâce à leur profil personnel. Ce n’est plus leur média d’appartenance qui définit la ligne éditoriale car ils peuvent créer leur propre ligne sur Facebook. Les médias sociaux semblent être pour les journalistes une ouverture sur le monde plus vaste que leur média d’appartenance.

Camersic-infos : Quels sont les points qui mériteraient d’être approfondis dans un nouveau travail de recherche ?

Marie Claude Mengue: Dans mon mémoire je pourrais approfondir ce que les journalistes recherchent sur la toile. A travers des entretiens avec plusieurs journalistes, on peut connaitre la perception que ce corps de métier a, des médias sociaux. Ce qu’ils en pensent et comment ils ont décidé de l’utiliser, dans quel but. Notre analyse s’est tenue juste au niveau des contenus qui s’affichaient sur la toile mais il y a une possibilité de comprendre pourquoi ces contenus spécifiques, sont présentés par les journalistes, en leur donnant eux-mêmes la parole, et voir ce que cela leur apporte.

Camersic-infos : Après la soutenance votre mémoire, qu’est-ce que vous envisagez pour la suite ?

Marie Claude Mengue: Notre sujet de mémoire a pu nous permettre de savoir comment analyser et interpréter les contenus retrouvés sur la toile, et centrer sur une population précise. Nous pensons pouvoir en faire un article scientifique. Mais au-delà, le journalisme numérique regorge encore de nombreuses pistes de recherche qui pourraient nous intéresser dans le cadre d’une thèse.

 

Author:

Chancelin Wabo

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