Le département de communication de l’Université de Ngaoundéré a été lancé lors de l’année scolaire 2021-2022. A l’aube de la nouvelle rentrée, Camersic-infos vous l’interview du responsable du Département de Communication, Dr Joseph Dzene Edzegue, accordé au journal l’œil du Sahel dans son N°1700 du lundi 12 septembre 2022. Avec Bertrand Ayissi, l’animateur pédagogique fait le bilan des 12 premiers mois de ce département et les projections futures. Entretien.

Quel bilan faites-vous de la première année de fonctionnement du département de Communication de la Falsh de l’université de Ngaoundéré et comment comptez-vous aborder l’année académique 2022-2023 qui pointe à l’horizon ?

Il faut dire que pour une première année, la satisfaction est totale pour nous. De fait, nous avons juste communiquer sur les réseaux sociaux et avons eu plus de 220 étudiants pour une première année au cours de laquelle nous avons pu lancer le cycle Licence classique et professionnelle et le cycle Master recherche et professionnel. Je crois que réussir le pari de faire autant de parcours au tout début, pour un jeune Département, n’augure que des lendemains meilleurs. C’est l’occasion de dire merci à toute la hiérarchie, notamment Madame le Recteur, le Doyen de la Falsh et tous les enseignants et moniteurs, et tous ceux qui ont pu accompagner le Département de Communication au succès qu’il connait au jour le jour. Il faut dire que c’est le Département le plus aimé ; je ne le dis pas parce que j’en suis l’animateur pédagogique, mais c’est tout simplement parce que ceux qui passent par ce Département sont tellement sollicités. Nous pensons que l’année académique 2022- 2023 s’annonce plus prometteuse. Nous avons adopté une technique de communication en plus, précisément d’utiliser les canaux traditionnels de communication que nous avons à notre disposition. Ainsi, en plus des réseaux sociaux, nous les mettons à profit pour intéresser un maximum d’étudiants. Néanmoins, l’ambition n’est pas d’avoir un effectif pléthorique des étudiants, mais il est question de résoudre un problème. En effet, les étudiants du Grand-Nord étaient obligés d’aller à Yaoundé ou à Douala, pour suivre la formation. Mais avec l’ouverture du Département de Communication à Ngaoundéré, ils ont une aubaine de pouvoir suivre cette formation sur place, ce qui limite les coûts de transport, d’hébergement. Ils ont la chance que les formateurs viennent parfois de Yaoundé et de Douala, en plus de l’expertise locale que nous avons. Je peux dire que nous avons des formateurs de qualité et des compétences requises pour apporter un plus en ce qui concerne la communication dans le Septentrion. Il va de soit que nous mettons sur le marché des communicateurs, des journalistes de qualité. Evidemment, les entreprises locales et les pays voisins auront des communicants bien rodés.

Mais est-ce que le département de Communication de Ngaoundéré peut-il aussi se prévaloir d’être logé à bonne enseigne au sein de l’institution qui lui a donné naissance il y a un an ?

Nous sommes à la Faculté des Arts, Lettres et Sciences humaines de l’université de Ngaoundéré, dirigée par le Doyen, le Pr Jean Nzhié Engono. Et nous sommes plus moins logés à bonne enseigne. Mais nous allons au fur et à mesure nous améliorer à acquérir des équipements de qualité. Nous avons la chance que le Département de Géographie, avec la Géomatique, met à notre disposition ses équipements, notamment ses caméras. Il en est de même du Cdtic qui met à disposition ses caméras et d’autres appareils de dernier cri. Il y a aussi le Projet Viscam qui nous épaule. Nous avons la Radio communautaire, nos partenaires des médias qui peuvent prendre nos étudiants au cours des stages académiques. Nous avons donc déjà le minimum pour réussir, en offrant une formation haut de gamme. Le plateau technique pourra être renforcé au fur et à mesure. Bref, nous sommes bien parés pour un début, en attendant d’avoir nos propres équipements pour des ateliers pratiques. De fait, qui dit grand effectif dit équipements en grand nombre. Nous envisageons d’avoir un étudiant, tout au plus deux, par appareil.

Qu’entrevoyez-vous comme effectif pour l’année académique 2022-2023 ?

Je crois que nous allons tout au moins doubler nos effectifs. En effet, avant que nous n’allions en congés, nous avions déjà commencé à communiquer sur le département de Communication et créé des classes virtuelles pour les nouveaux étudiants. Nous avons un groupe Whatsapp qui existe, enregistrant déjà au moins 100 étudiants. Nous avons aussi un groupe Télégram. Et nous faisons un suivi en ligne et même physique, en ce qui concerne l’orientation de chaque potentiel étudiant. Nous répondons à leurs sollicitations et apportons des solutions à leurs préoccupations. Nous pensons donc doubler, voire tripler nos effectifs parce qu’on va communiquer jusqu’au dernier jour des pré-inscriptions en ligne, fixé au 7 novembre 2022.

Vous dites, pour finir, aux futurs étudiants du département de communication que ça communique bien et qu’il faut simplement y être ?

Je leur dis que le département de Communication de la Falsh de l’université de Ngaoundéré est le Département du futur. Il sera le département de référence dans tout le Cameroun et dans toute l’Afrique Centrale. Et pourquoi pas en Afrique. Vous allez voir que quand on parlera de communication, Ngaoundéré sera un cas d’école. Il faut simplement voir la forte communauté tchadienne qui arrive, en plus des Burundais, des Gabonais et autres qui veulent nous rejoindre parce que nous communiquons. Je crois que les années à venir, ce sera comme une école de formation qu’on devra intégrer par concours. Il faut donc que les gens profitent de ces premières années où nous recrutons sur étude de dossier et qu’ils puissent bénéficier d’une formation défiant toute concurrence. Comme madame le recteur l’a dit, il est question d’avoir un étudiant, une entreprise. Il est question qu’à la fin de la formation, que chaque étudiant puisse créer une entreprise. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé la Communication digitale. Elle offre l’opportunité de devenir son propre patron, manager d’une ou de plusieurs entreprises ; vous pouvez travailler à partir de la maison, et de votre. C’est aussi pour cela que nous avons mis l’accent sur la communication des organisations et le journalisme. A propos de cette dernière filière, ils sont nombreux à
s’être retrouvés dans les médias sans avoir une formation, et c’est l’occasion pour eux de renforcer leurs compétences déjà acquises par la pratique.

 

Author:

Chancelin Wabo

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