L'enseignante - Chercheure en Communication à l'Université de Lubumbashi est dorénavant docteur en Information et Communication. Devant un jury présidé par le Pr Sandrine Roginsky, elle a présenté et soutenue une dissertation doctorale le 15 septembre 2022 à l'université catholique de Louvain.

L’enseignante – Chercheure en Communication à l’Université de Lubumbashi est dorénavant docteur en Information et Communication. Devant un jury présidé par le Pr Sandrine Roginsky, elle a présenté et soutenue une dissertation doctorale le 15 septembre 2022 à l’université catholique de Louvain.

Sa thèse est intitulée « Gouvernance universitaire : Problématique et enjeux de l’implémentation d’un logiciel de gestion académique en contexte de modernisation – Le cas du logiciel GP7 à l’Université de Lubumbashi (RDC) ». Elle a préparé sa thèse de doctorat PhD sous la co-promotion de François Lambotte et de Jacky Mpungu Mulenda Saidi, Université de Lubumbashi, République démocratique du Congo. Jan Zienkowski, de l’Université libre de Bruxelles, Belgique et Claire Oger, de l’Université Paris-Est Créteil, France ont été membre de ce jury.

Ce travail de recherche est une analyse critique des projets de modernisation des universités africaines par le biais des TICs. Cette recherche étudie le discours politique et institutionnel sur la gouvernance numérique universitaire avec un ancrage sur les questions de résistance, de modernité. L’étude de cas porte sur le logiciel de gestion académique GP7. La démarche méthodologique était la recherche documentaire et les entretiens. Le principal résultat de ce travail est la déconnexion entre les discours principaux de la stratégie, à GP7 comme voile et facteur du maintien de l’idéologie dominante.

Cette recherche ne s’inscrit pas dans une démarche accusatoire, mais dans une démarche de réflexion, de description des faits sur comment faire avancer les choses dans un conteste du tout numérique.  Elle propose de réorienter la manière dont les projets sont mis en place.

Dans l’ensemble  le travail est apprécié et le résultat satisfaisant, surtout l’analyse des résistances qu’elle a étudiées, ainsi que sa très grande réflexivité en réglant la distance par rapport à l’objet par rapport au fait qu’elle est associée au projet. La satisfaction a été aussi au niveau de l’articulation entre le jeu et les discours stratégiques. En outre, il y a eu également appréciation de la structure du travail et la progression de sa pensée est très claire.

La critique s’est située au niveau des proportions de son travail entre la partie théorique et de contextualisation et la partie empirique.

Au terme de plus d’une heure d’évaluation objective et sans complaisance, le jury a accepté la thèse de Christelle Sukadi Mangwa et par conséquent, lui a décerné le grade de docteur en Information et Communication. Cette délibération du jury qui a été sanctionnée par le port des attributs de docteur à la candidate  et qui a provoqué une salve d’applaudissements dans la salle et en ligne.

Christelle Sukadi est Docteur à thèse à l’âge de 33 ans et sera la première femme Docteur à thèse au Département des Sciences de l’information et de la communication de la Faculté de Lettres et sciences humaines de l’Université de Lubumbashi depuis sa création en 1956.

Jusque-là, elle était Cheffe de Travaux à l Unilu. Elle est licenciée et DEA en Sciences de l’information et de la communication, option Communication des organisations (Unilu).

Ses thématiques de recherche ont trait aux Technologies de l’Information et de la communication dans les organisations, à la transformation numérique des organisations, en particulier dans le contexte des universités, changement organisationnel.

Elle a travaillé comme Responsable de communication du Service des Ressources Informatiques et comme Responsable du bureau web de l’Unilu. Elle a également travaillé dans l’équipe de communication de l’Unilu dans le cadre du programme de coopération avec l’ARES-CCD.

Author:

Chancelin Wabo

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